Conseil municipal du 4 février : Hubert Chardonnet souligne que le budget 2019 est conforme à nos engagements de 2014
7 février 2019
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Je remercie notre collègue Marc Hervé pour sa présentation du budget primitif  de notre ville pour 2019, et chacun de mes collègues Présidents de commissions pour leurs présentations sectorielles.

Vous le savez, le budget de la ville est pour la deuxième année consécutive, encadré par un pacte financier qui doit être signé entre l’État, et chacune des 319 plus grandes collectivités françaises : départements, régions, métropoles, villes de plus de 50000 habitants et communautés de plus de 150000 habitants. Ce pacte impose auxdites collectivités que leurs dépenses de fonctionnement n’augmentent pas de plus de 1,2 % par an. L’objectif de l’État ? Atteindre une économie de 13 milliards de dépenses de fonctionnement sur cinq ans.

Ce Pacte financier suit une logique totalement malthusienne puisqu’il ne s’intéresse qu’aux dépenses, laissant totalement de côté les recettes. Or, une collectivité qui connait un fort dynamisme, une croissance démographique remarquable, perçoit mécaniquement des recettes croissantes, et accroit de fait sa capacité à augmenter ses dépenses.

Rennes est de celles-ci. Les 8200 nouveaux Rennais arrivés les cinq dernières années en témoignent. Tout comme le taux de chômage qui atteint en ce début d’année 6.7 %. Et nous nous employons à ce que ce dynamisme soit pérenne et au service de tous. C’est notamment pourquoi nous nous sommes notamment engagés à construire 1500 logements par an dans notre ville, représentant toutes les typologies d’habitation (sociale, accession aidée, libre), pour loger tous ceux qui souhaitent vivre à Rennes. Cette politique de l’offre est une des composantes qui nous permettent de juguler/contenir la hausse des prix du logement. En 2018, nous avons d’ailleurs construit un nombre record de logements.  

L’exercice budgétaire 2019, comme celui de 2018, est soumis à des contraintes très fortes. Mais il est une nouvelle fois pour nous l’occasion de montrer à nos concitoyennes et nos concitoyens que nous tenons les engagements pris en 2014. Que nous le faisons en maintenant une situation financière saine tout en ayant à cœur de répondre à une demande de services toujours plus performants de nos concitoyens.

La ville de Rennes a obtenu que le capage de son budget de fonctionnement soit fixé à 1.3 %, soit 0.1 point de plus que la règle fixée par l’Etat. Cette « largesse » nous est faite en reconnaissance du dynamisme démographique que connait la ville, et de son sérieux budgétaire. Ce delta représente 3.4 millions d’euros. Vous me direz que c’est une somme conséquente. Mais comment faire quand l’on sait que 40 % de ce montant est consommé par la hausse mécanique des traitements des agents de la collectivité, et que le reste peut l’être en un instant du fait d’une hausse des prix des fluides sur laquelle nous n’avons aucune prise (gaz, carburants…) ? Cette contrainte est une gangue. Il n’est tout simplement pas raisonnable d’exiger d’une ville comme Rennes que la hausse de ses dépenses soit inférieure à l’inflation.

Cela nous met dans une situation d’incertitude qui nous interroge sur notre capacité même à accompagner pleinement la croissance de la ville, alors même que Rennes connaît aujourd’hui une métamorphose, un changement d’échelle, une période exceptionnelle de réussite. Métamorphose qui va s’accentuer et s’accélérer, avec de nombreuses livraisons, et de nombreux lancements de chantiers, mises en œuvre des engagements pris en 2014.

Si je dois me restreindre à l’année 2019, je peux ainsi vous parler de l’inauguration de la gare en juin ; de la présentation dans quelques semaines, avec le Groupe La Poste, du projet lauréat du Palais du Commerce ; du réaménagement des places Sainte-Anne, Saint-Germain et de tous les abords des stations de métro de la future ligne b.

Je peux également vous parler de l’entrée en vigueur du nouveau PLU en 2019, de la place rendue à la nature en cœur de ville avec : la livraison des plages de Baud-Chardonnet au printemps, la transformation des prairies Saint-Martin en Parc naturel urbain, la création de la balade des Portes Mordelaises, la plantation de 2000 arbres à la Prévalaye ainsi que l’introduction de nouveaux projets d’agriculture urbaine.

En 2019, nous poursuivons aussi notre politique énergétique avec au printemps, un appel à manifestation d’intérêt pour couvrir de panneaux photovoltaïques les 4000 m² de toiture de la piscine de Bréquigny et de la salle Colette Besson, ou encore la rénovation énergétique de notre patrimoine communal, de nos écoles.

Dans ce fourmillement, je n’oublie pas les Rennais, petits et anciens, avec l’inauguration de deux nouvelles crèches associatives (celle du Jeu du Paume en centre-ville, et une structure nouvelle en langue bretonne), et la construction de la crèche du quartier de Baud-Chardonnet. À l’automne, nous inaugurerons enfin la Maison des Aînés et des Aidants, structure qui offrira une écoute personnalisée à tous ceux qui le souhaitent, un réconfort pour prévenir l’isolement, et un soutien à celles et ceux qui accompagnent.

Rennes est de plus en plus attractive, et par ces réalisations, nous faisons en sorte qu’elle soit aussi toujours plus accueillante, solidaire, et humaine, et ce, malgré un contexte contraint. Nous nous efforçons d’assurer la mission que nous nous sommes assignés, en fidélité à la confiance que les Rennais nous ont accordée.

Cette confiance elle ne se décrète pas. Nous la cultivons depuis plusieurs décennies. Ce dernier budget – année pleine – du mandat s’inscrit pleinement dans l’attachement que nous réservons au lien indéfectible qu’il doit y avoir entre le dire et le faire, la réflexion et l’action. Dans ce moment où la démocratie est chahutée, chacun pourra voir dans notre capacité à tenir nos engagements la garantie de tenir notre part du pacte républicain.