Isabelle Pellerin, conseillère municipale
4 février 2021
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Née en Saône-et-Loire au milieu des années 60, Isabelle Pellerin se passionne très tôt pour les sciences. Après son bac scientifique, et loin d’être effrayée par les études longues, elle se lance dans la recherche et entreprend un doctorat en biologie cellulaire et moléculaire.

Quelques années plus tard, la jeune doctorante entreprend de quitter sa région natale pour acquérir une expérience internationale. Après deux ans passés aux États-Unis, elle candidate à des postes d’enseignante-chercheuse à Rennes, après « un coup de foudre pour la ville » de l’Ouest, et trouve son bonheur à Rennes 1 où elle devient maîtresse de conférences. Rapidement, elle y crée son équipe de recherche et devient officiellement professeure en génétique et pathologies du développement, en 1999.

Politiquement, son cœur est profondément à gauche. Et bien qu’elle ne vienne pas d’un milieu particulièrement penché sur la chose publique, elle se considère comme « sympathisante et militante socialiste depuis toujours. » Son expérience de l’enseignement joue sans doute un rôle non négligeable dans cet ardent désir de « lutter contre les inégalités sociales face à la réussite scolaire, [s]on champ de bataille. »

Pour prendre part au combat contre les injustices sociales, elle s’engage aux côtés de Daniel Delaveau, à la Ville et à la Métropole de Rennes. Cette élection marque ses débuts en tant que conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente métropolitaine chargée de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Elle entame aujourd’hui son troisième mandat métropolitain à l’Enseignement supérieur, et même si la décision de mettre de côté ses sujets d’études a été « difficile », elle ne regrette pas son engagement politique et ses nouvelles responsabilités.

À son arrivée en 2008, elle s’attèle à définir la 1ère stratégie métropolitaine pour l’enseignement supérieur qui se matérialise par un soutien à l’excellence de la recherche, à l’attractivité des campus, et par l’incitation des acteurs universitaires à participer à l’innovation du territoire. Elle crée également une conférence métropolitaine sur le sujet ainsi que l’Observatoire de l’Enseignement supérieur et de la vie étudiante afin, notamment, de renforcer la légitimité et la visibilité de l’action de la Métropole sur le sujet, face à des acteurs déjà très impliqués, comme la Région et l’État.

Elle travaille également sur tous les sujets liés à l’innovation, comme les concepts de smart cities ou le projet RUDI (Rennes urban data interface) qui permet l’accès et le partage des données du territoire. Quant à ce mandat sous la 1ère présidence métropolitaine de Nathalie Appéré, il sera notamment consacré au projet UNIR qui, à terme, regroupera les 2 universités rennaises et 5 grandes écoles afin de créer l’Université de Rennes. L’objectif de ce projet est de renforcer le poids de la recherche rennaise, sa visibilité et son attractivité à l’international.

Sa délégation, elle l’aime car cela l’amène à être sans arrêt dans la projection, de « réfléchir aux politiques à mettre en place dès aujourd’hui pour être pertinent demain. » Elle s’enthousiasme en évoquant ses missions quotidiennes : être en contact avec des jeunes qui apportent fraîcheur et optimisme, faire le pari de l’intelligence collective, soutenir les associations et les initiatives étudiantes.

Pour une scientifique, être en lien avec le monde universitaire c’est plus qu’une opportunité, c’est un émerveillement permanent : « les personnes engagées 24h/24 en laboratoire de recherche et qui font un travail très important, forcent mon admiration. » En cette période de pandémie mondiale, le scientifique et médecin qui l’inspire le plus est Axel Kahn : « il est très pointu dans sa spécialité [la génétique] tout en conservant une vision large des enjeux qui animent la société. Sur l’éthique et la bioéthique par exemple, son analyse est subtile et très pertinente. »

Mais bien connaître le milieu avec lequel elle compose aujourd’hui n’est pas son seul atout. Sa formation scientifique et son expérience lui ont aussi permis d’acquérir « une certaine rigueur, un sens de la déontologie et du travail en équipe, et la capacité à écouter les avis mais à trancher à la fin », une méthode et des valeurs qui s’appliquent très bien à la politique.