Christophe Fouillère, adjoint délégué au quartier Villejean-Beauregard
4 février 2021
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Christophe Fouillère naît en 1973 à Saint-Brieuc, de parents qui, avant de bénéficier de l’ascenseur social, étaient issus des classes populaires et rurales de la région guingampaise. Devenu fonctionnaire, son père travaille notamment au Conseil général des Côtes-d’Armor et préside la branche retraite de la Mutualité française. Sa mère, quant à elle, fait les deux-huit dans une usine de conditionnement d’œufs avant de connaître une période de chômage et de retrouver un emploi d’agent technique au sein des services de l’État.

Dans cette famille modeste, les études supérieures sont la condition sine qua non de la réussite sociale. Ça tombe bien, Christophe est très bon élève. Son bac en poche, il s’inscrit en histoire à Rennes 2 et intègre Sciences Po Rennes l’année de son ouverture, en 1991. Ce passionné d’histoire, de sciences politiques et de philosophie se spécialise ainsi dans le droit de l’administration publique puis rédige, dans le cadre d’une maîtrise de droit public, un mémoire sur l’urbanisme et le droit de l’environnement, un sujet très novateur à l’époque.

Il s’engage à 18 ans chez les scouts laïcs, les Éclaireuses et Éclaireurs de France, où il est animateur de séjours de vacances. L’organisation porte, selon lui, « un réel projet éducatif basé sur les valeurs de mixité, de laïcité, d’éducation à l’environnement … très ancré à gauche. » À la suite de son service national au cours duquel il travaille comme juriste de la Marine, un « univers épanouissant », il entre en tant que fonctionnaire au ministère de la Jeunesse et des Sports, en Mayenne. Durant trois ans, il s’occupe des enjeux de professionnalisation du secteur de l’animation et de la politique de la ville.

En 2000, il est de retour en Bretagne, et plus particulièrement à Dinard, pour y développer la formation d’animateurs socio-sportifs. Enfin, depuis 2006, il a en charge la protection des mineurs lors de leurs vacances et loisirs, emploi qu’il concilie avec son mandat d’élu et son engagement politique. Un don d’ubiquité qui en rendrait jaloux plus d’un !

Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen est au second tour de l’élection présidentielle. Comme beaucoup de Française et de Français sous le choc, ce jeune sympathisant de gauche se tourne vers le Parti socialiste : « J’étais déjà imbibé politiquement, mon modèle c’était le rocardien Charles Josselin » auprès de qui il avait effectué un stage au Conseil général des Côtes-d’Armor. Il adhère au PS en 2006 et fait alors campagne pour plusieurs socialistes : Ségolène Royal, lors de l’élection présidentielle de 2007, une « période enthousiasmante » avec ses nombreux ateliers participatifs ; Laurence Duffaud, candidate lors des élections législatives de 2007 ; François Hollande pour la présidentielle de 2012 ; François André pour les législatives la même année ; et bien sûr Nathalie Appéré pour les municipales de 2014.

Ce fan de la série Le Jeu de la dame fait son entrée sur l’échiquier politique en 2015, lorsqu’il succède à Emmanuel Couet à la tête de la Fédération du PS en Ille-et-Vilaine. Quatre ans plus tard, il fait campagne pour la réélection de Nathalie Appéré et est nommé adjoint au quartier Villejean-Beauregard, dans lequel il vit depuis 2001. Fier qu’un élu soit entièrement dédié au quartier prioritaire de Villejean, il vante sur Beauregard l’aménagement urbain et la mixité sociale qui donne à voir l’« altérité et la diversité qui permettent d’être en prise avec ce qu’est la société. » Un de ses premiers objectifs en tant que nouvel élu sera de combattre le décalage entre le regard extérieur porté sur le quartier et la fierté des habitants qui y vivent : « on a l’impression d’une cité dortoir mais c’est un quartier qui vit avec des habitants qui s’engagent pour le bien commun. »


Quel est son rôle ?

Faire de Villejean-Beauregard un quartier agréable à vivre, solidaire et attractif. « Cela nécessite que la République lui accorde un regard particulier », autrement dit, une forte attention sera portée en matière de logement, d’accessibilité aux services publics ou encore d’éducation et de sécurité du quotidien. Il s’agira notamment de fournir des lieux de sociabilisation et d’apprentissage aux jeunes pour s’épanouir ; de renforcer les réseaux d’entraide et de parentalité ; de développer les services à disposition des habitants ; d’attirer de l’activité économique et des emplois ; de se réapproprier l’espace public par le biais de la médiation, la prévention et l’animation.

À cet égard, de nombreux projets verront le jour, parmi lesquels la piscine de Villejean qui, en concertation avec la population, permettra d’améliorer la qualité de vie des habitants et de conforter la vocation d’espace de loisirs du Parc du Berry. L’école Guyane sera également réhabilitée pour améliorer la qualité d’accueil des élèves. Le Parc du Quincé verra le jour et, en reliant plusieurs ZAC, deviendra un important lieu de promenade champêtre et d’agriculture urbaine en bordure de la rocade.