Une semaine avec… Catherine Debroise : Au cœur des quartiers Francisco-Ferrer, Landry, Poterie, Thabor, Saint-Hélier et Alphonse Guérin
19 janvier 2018
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Catherine Debroise, Adjointe déléguée aux quartiers Francisco-Ferrer, Landry, Poterie, Thabor, Saint-Hélier et Alphonse Guérin, partage sa semaine d’élu.

Comme ma collègue Muriel la semaine dernière, je continue la saison traditionnelle des vœux… Les miens d’abord, puisque je suis élue de quartier : Francisco-Ferrer/Landry/Poterie d’une part, et Thabor/Saint-Hélier/Alphonse Guérin d’autre part. Un large périmètre comme vous le voyez, qui correspond aux quartiers administratifs 2 et 7 de notre ville.

Être élue de quartier, c’est être tous les jours sur le terrain, aux côtés des riverains, des associations, des commerçants, pour répondre au mieux aux attentes de chacun, tout en étant attentif à tous, et ce n’est pas toujours simple.

Contrairement à nos collègues élus sectoriels, nous élus de quartier, sommes amenés à intervenir sur des secteurs multiples : l’aménagement (voirie, projets de construction, aménagements cyclables…) et la concertation qui les accompagne, les équipements de quartier, les moments festifs avec les bénévoles associatifs, le lien avec les écoles, les commerces…

Cette semaine n’est bien sûr qu’une illustration, mais peut vous donner une idée de la grande variété des champs d’action.

 

Lundi

Je débute ma journée, comme chaque semaine, avec mes collègues élu.e.s du groupe socialiste municipal. Nous passons en revue les événements de la semaine, vérifions que chacun est présent.e sur les événements qui concernent sa délégation ou son quartier. Nous discutons des événements de la semaine passée, des éventuels incidents auxquels a été confronté l’élu de permanence, et de dossiers que nous avons en commun.

A 10h30, j’enchaine avec ma réunion bimensuelle de Direction de quartier centre pour les quartiers  Thabor-Saint-Hélier et Alphonse Guérin. Plusieurs sujets à l’ordre du jour : d’abord un sujet aménagement cyclable. Nous étudions les différentes variantes d’aménagement que nous proposerons à la consultation des riverains de la rue. C’est toujours un sujet difficile, car il faut être en capacité de proposer une solution qui assure la sécurité de tous, et qui en même temps prend en compte les multiples usages et contraintes: piétons, cyclistes, automobilistes, commerçants, riverains, écoles… Il faut trouver un consensus, car quelle que soit la proposition aboutie, elle ne recevra malheureusement jamais le consentement parfait de tous.

Nous commençons ensuite à préparer (déjà) le Forum festif qui a lieu chaque année au parc Oberthür  à la rentrée de septembre. Un moment chaleureux qui unit fête de quartier et vie associative. Puis on passe en revue le calendrier des événements de quartier jusqu’à la fête de la musique en juin prochain : Carnaval, Journée sport et handicap, vide-greniers…

 

Mardi

Je me rends aux vœux de l’ASFAD, Association pour l’action Sociale et la formation à l’Autonomie et au Devenir. C’est une association dont le rôle premier est d’accueillir les femmes, avec ou sans enfants, en situation de conflit familial. C’est aussi l’occasion pour l’association d’inaugurer une nouvelle maison relais.

Et je poursuis avec les vœux de la Maire au monde associatif, culturel et aux acteurs de l’éducation. C’est une cérémonie importante car le monde associatif, culturel et les acteurs de l’éducation, sont au cœur de nos politiques publiques. Pour chacun de ces secteurs, nous mettons en œuvre des politiques ambitieuses : augmentation de l’enveloppe des subventions, ouverture d’un guichet unique, rénovation des équipements pour les associations ; 100 M€ d’investissement sur les cinq prochaines années, pour rénover et agrandir nos écoles et en créer quatre nouvelles (dont la première à Pasteur en 2019)…

Mardi soir, je participe au Café citoyen des quartiers sud, sur le logement social. C’est un moment très convivial organisé par les 3 coprésidents des conseils de quartier du sud de la ville : Bréquigny-Le Blosne, Sud Gare, et Francisco-Ferrer-Landry-Poterie. À chaque rendez-vous, nous nous retrouvons au Panama pour discuter d’une thématique différente. Des personnalités sont invitées pour introduire le sujet et répondre aux questions des participants.

Hier, Cécile Bélard du Plantys, Directrice générale d’Archipel Habitat, et Marcel Rogemont, Président de Néotoa, étaient présents.

 

 

Cécile Bélard et Marcel Rogemont reviennent sur l’engagement historique de Rennes en matière de logement social, sur l’impact de la loi de finances 2018 sur le secteur et sur les locataires. En France, il y a environ 4,9 millions de logements sociaux, qui représentent 17% du total des résidences principales. A Rennes Métropole, ce sont 50 000 logements, partagés entre 2 offices publics d’une part (Archipel Habitat pour Rennes Métropole, et Néotoa pour le département), et 2 entreprises sociales pour l’habitat (ESH) d’autre part, Aiguillon et Espacil. A côté de cela, existent aussi les coop de construction qui font de l’accession aidée.

La vocation initiale des ESH était de loger leurs employés. C’est la même logique qui a conduit les collectivités à créer des offices publics, pour permettre aux populations les plus modestes de se loger. Historiquement, cela induit que les locataires des offices publics sont plus modestes que ceux des ESH, ce qui se vérifie encore aujourd’hui. Ainsi, 54% des locataires ESH bénéficient de l’APL, contre 60% dans les offices publics. Il existe donc un écart des loyers entre ESH et offices publics : là où les ESH pratiquent des loyers plafonds, ceux des offices sont de 10% en dessous.

Aujourd’hui, sur 100 logements dans la métropole, 25 sont des logements sociaux, 25 sont de l’accession aidée, et 50 sont « en libre ». Et en cela, le territoire rennais est extrêmement singulier. Cette répartition a notamment permis une baisse de la demande de logements sociaux, avec l’orientation de certains ménages vers l’accession aidée.

Une personne pose la question du turnover dans le logement social. Le problème est que la tendance est à l’appauvrissement des ménages, et que très peu d’entre eux sont en capacité de sortir du parc social. En effet, seul 1% de l’ensemble des locataires payent un surloyer, ce qui est significatif.

La loi de finance 2018 demande aux offices publics une économie qui correspond précisément à ce qu’ils investissent chaque année dans les programmes de construction et de réhabilitation de leur parc. Pour Archipel Habitat, c’est 6 millions de moins en 2018, puis 7 millions en 2019 et 2020, pour 16 000 logements avec 60% de bénéficiaires de l’APL, et des loyers 13% en dessous des plafonds autorisés.

Un exemple parlant, quand un locataire paye 100 euros, il paye :

  • 35 euros pour rembourser l’emprunt de l’office pour la construction de nouveaux logements,
  • 25 euros pour l’entretien courant du patrimoine (ravalement de façade, des espaces communs…),
  • 12 euros d’impôts (foncier notamment),
  • 23 euros de frais de personnels et de gestion,
  • 15 euros d’autofinancement (fonds propres des offices injectés dans les opérations de construction et de réhabilitation).

Ces 15 euros, ce sont les 7 millions d’euros manquant d’Archipel Habitat, ceux qui lui permettent de construire et de réhabiliter.

 

 

Mercredi

Le matin, j’ai une réunion d’étude sur le projet immobilier qui doit se faire sur le site de la ZAC Landry. La construction doit débuter en 2019 après une période de concertation avec les habitants.

Tout l’après-midi est ensuite consacré à la visite du quartier 7 avec la Maire. Nous avons axé cet après-midi sur la mise en œuvre du budget participatif dans le quartier. Le premier projet que nous allons voir est celui de la coulée verte, qui doit permettre un accès direct du Bd Villebois Mareuil – via l’école Chateaugiron-Landry – vers la rue de la 87ème Division territoriale, en toute sécurité pour les élèves qui arrivent de l’ouest du quartier.  Ce passage permet également d’utiliser un espace vert non investi aujourd’hui dans l’enceinte de l’école.

Deuxième arrêt à l’extrémité du parc du Landry, au jardin permacole créé en 2013. Les jardiniers y viennent le samedi matin. L’association Jardins (ou) Verts – à l’origine et gestionnaire du jardin –  s’est fixé pour objectif de sensibiliser le public à la connaissance et à la préservation de la biodiversité dans l’écosystème urbain. C’est elle aussi qui a porté le projet de poulailler (magnifique), élu lors de l’édition budget participatif de 2017.

Troisième arrêt sur l’emplacement du futur four à pain (budget participatif 2016) où nous rencontrons Rebecca Baudrier, porteuse du projet. Le principe : rénover une ancienne dépendance de ferme en terre crue pour réaliser à l’intérieur un four à pain traditionnel en terre et en faire un outil d’animation du quartier. C’est un projet complexe mais enthousiasmant !

Nous nous rendons ensuite au pôle associatif Fernand Jacq. C’est ici qu’à été créée la première bibliothèque de rue. Un collectif d’habitant porte cette année au budget participatif un projet de café associatif et d’échange des savoirs.

Dernier arrêt au CLAPS, nouvel espace culturel, mais pas que… lieu de restauration, de coworking, porté par un collectif d’associations. Le Claps se trouve dans l’Écopôle Sud-Est et participe à l’animation de cette zone d’activité très importante.

Enfin, je finis ma journée à mes vœux aux quartiers Francisco Ferrer-Landry-Poterie. Un moment privilégié de rencontre avec nos partenaires associatifs, avec les habitants. La chorale Silk ouvre la cérémonie avec des chansons de Queen, Moriarty, et Police. 2018 va être rock !

 

Jeudi

Le soir, j’offre mes vœux aux quartiers Thabor Saint-Hélier Alphonse Guérin en musique avec la chorale Yiddish de l’association Sholem. Un moment très sympathique avec beaucoup de monde. L’occasion de remercier l’implication de tous les acteurs de ce grand quartier mais aussi les services de la Ville et en premier lieu la direction de quartier. 

 

Vendredi

Je me rends aux Assises de la citoyenneté Ouest France, aux tables rondes et ateliers…

 

Samedi

Je célèbre un mariage. C’est un moment solennel important pour chaque élu. Je pense que j’ai célébré plus de 300 mariages depuis que je suis élue. C’est à chaque fois un moment unique et parfois très émouvant.